Le printemps est toujours une période charnière pour le marché immobilier montréalais. Les données de mars 2026 publiées par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) confirment un marché qui reprend de l’élan, après quelques mois plus tranquilles. Voici ce que les chiffres nous disent vraiment.
Un regain d’activité bien réel
En mars 2026, 5 045 transactions résidentielles ont été conclues dans la région métropolitaine de Montréal, soit une hausse de 2 % par rapport à mars 2025. Ce résultat met fin à une séquence de quatre mois consécutifs de recul des ventes. Ce n’est pas une explosion, mais c’est un signal positif qui mérite attention.
Il faut cependant garder la perspective : ce volume reste légèrement en deçà de la moyenne décennale de 5 245 transactions par mois. Le marché est actif, mais il ne surchauffe pas. C’est en fait une bonne nouvelle pour les acheteurs qui avaient l’impression de manquer d’occasions ces dernières années.
Les prix continuent de progresser, mais à des rythmes différents
Les maisons unifamiliales restent le segment le plus sous pression. La moitié des unifamiliales se sont vendues à plus de 640 000 $, ce qui représente une hausse de 7 % sur un an. La demande pour ce type de propriété dépasse toujours l’offre disponible, particulièrement dans les secteurs recherchés de la couronne nord et sud.
Du côté des copropriétés, la croissance est plus modérée : le prix médian a progressé de 1 % pour atteindre 425 000 $. Ce léger ralentissement s’explique par une augmentation de l’inventaire dans ce segment, notamment à cause d’un nombre record de mises en chantier de condos ces dernières années qui arrivent maintenant sur le marché.
Le segment des plex continue pour sa part d’afficher une vigueur remarquable. Le prix médian a bondi de 8 %, avec la moitié des petits immeubles à revenus vendus à plus de 865 000 $. Les investisseurs qui ont su bien sélectionner leurs actifs récoltent les fruits de cette dynamique.
Les délais de vente raccourcissent
Un indicateur que je surveille de près dans ma pratique quotidienne, c’est le délai moyen de vente. En mars 2026, les maisons unifamiliales se vendaient en moyenne en 38 jours, soit 10 jours de moins qu’il y a un an. Les condominiums prenaient en moyenne 54 jours (3 jours de moins), et les plex se liquidaient en 53 jours (18 jours de moins).
Ces chiffres indiquent un marché qui reste actif et compétitif, surtout pour les propriétés bien présentées, bien positionnées en termes de prix, et bien mises en marché. Avec 25 ans d’expérience et plus de 2 000 transactions à mon actif, je peux vous dire qu’une stratégie de mise en marché solide fait toute la différence.
L’inventaire de condos en forte hausse
La tendance la plus marquante de ce mois de mars est la montée rapide des inscriptions de copropriétés. L’inventaire de condos a bondi de façon significative, offrant davantage de choix aux acheteurs. Pour les propriétaires qui souhaitent vendre leur condo, cela signifie que la compétition est plus forte. La différenciation par la mise en valeur de la propriété et une stratégie de prix réaliste devient essentielle.
Du côté des mises en chantier, la SCHL rapporte que près de 85 % des nouvelles constructions à Montréal au début de 2026 sont des unités locatives, une tendance qui répond à la forte demande du marché locatif. Cette réalité contribue à la croissance de l’inventaire de condos existants, dont certains propriétaires choisissent de vendre plutôt que de louer.
Ce que ça signifie concrètement pour vous
Si vous êtes acheteur : le marché offre plus d’options qu’il y a 18 mois, surtout dans le segment des copropriétés. C’est le bon moment pour magasiner sans subir la pression extrême des surenchères qui caractérisait le marché de 2021-2022. Pour les unifamiliales et les plex, la concurrence reste vive : soyez préparés.
Si vous êtes vendeur : les conditions générales favorisent toujours les vendeurs, particulièrement pour les unifamiliales et les plex. Pour les condos, une mise en marché soignée est plus importante que jamais. Le bon prix de départ est la clé — trop élevé, et votre propriété va stagner pendant que les acheteurs regardent les nouvelles inscriptions.
Si vous envisagez d’investir : les plex de Montréal continuent de performer. La hausse de 8 % du prix médian montre que ce segment reste très recherché, et les revenus locatifs supportent bien le service de la dette dans le contexte actuel de taux hypothécaires.
Mon analyse personnelle
Après 25 ans sur le terrain à Montréal, j’ai vu toutes sortes de cycles. Ce que je constate en ce printemps 2026, c’est un marché qui retrouve un équilibre sain. Ni en surchauffe, ni en recul marqué. Un marché où les bonnes propriétés, bien présentées et bien positionnées, trouvent preneurs à bon prix.
Chez OSE Coaching Immobilier, nous utilisons cette lecture fine du marché pour aider nos clients à prendre des décisions éclairées, que ce soit pour acheter, vendre ou investir. La donnée brute est utile. L’interprétation qu’on en fait, c’est ce qui change tout.
Vous avez des questions sur votre situation spécifique? Écrivez-moi à charles@charlesperreault.com — je suis toujours heureux de discuter de votre projet immobilier.
Sources et références
- APCIQ — Mars 2026 : Montréal en léger regain, Québec maintient son élan
- SCHL — Rapport sur l’offre de logements, printemps 2026
- APCIQ — Les ventes résidentielles se stabilisent au premier trimestre 2026
Charles Perreault, Courtier Immobilier | RE/MAX du Cartier, Mont-Royal, Québec | 25 ans d’expertise | 2 000+ transactions
