Marché immobilier du Grand Montréal: le rééquilibrage gagne maintenant les couronnes

Depuis un an, le marché immobilier du Grand Montréal envoie deux signaux qui semblent se contredire. Les ventes reculent, l’inventaire grimpe, mais les prix médians continuent de monter. Les données d’août 2026 publiées par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec confirment cette tendance et ajoutent un élément nouveau: le rééquilibrage, qui touchait surtout l’île de Montréal, s’étend maintenant aux couronnes.

Les chiffres d’août 2026 pour la RMR de Montréal

Le mois d’août a enregistré 2 853 ventes résidentielles dans la région métropolitaine de recensement de Montréal, soit une baisse de 13 % sur un an. En données désaisonnalisées, le repli est de 2 % par rapport à juillet 2026. Le ralentissement n’est pas concentré dans un secteur ou une catégorie en particulier: il touche l’ensemble des grands secteurs géographiques et toutes les catégories de propriétés.

Du côté de l’offre, l’inventaire atteint 20 128 inscriptions en vigueur, une progression de 18 % sur un an. La répartition de cette croissance est ce qui a changé. Après une hausse rapide sur l’île de Montréal au cours de la dernière année, ce sont maintenant la Rive-Sud, avec 28 %, et la Rive-Nord, avec 26 %, qui affichent les plus fortes augmentations. L’augmentation des inscriptions se répartit ainsi entre les catégories: 19 % pour les copropriétés, 17 % pour l’unifamiliale et 15 % pour les plex.

Malgré cette offre plus abondante et le ralentissement des ventes, les prix médians progressent toujours, mais modérément. Sur un an, la hausse est de 3 % pour les unifamiliales, de 4 % pour les copropriétés et de 2 % pour les plex.

Les délais de vente, eux, racontent bien l’histoire du choix retrouvé par les acheteurs. Les unifamiliales se sont vendues en moyenne en 42 jours, soit un jour de plus que l’an dernier. Les copropriétés ont pris 62 jours, une augmentation de 12 jours. Les plex font exception avec un délai moyen en baisse de 4 jours, à 52 jours.

Un marché qui reste à l’avantage des vendeurs, sauf pour la copropriété centrale

C’est la nuance la plus importante à retenir, et celle que les manchettes escamotent souvent. Malgré la remontée de l’offre, le marché de l’unifamiliale demeure à l’avantage des vendeurs dans la majorité des secteurs de la RMR. Le rééquilibrage est réel, mais il n’a pas basculé le rapport de force partout.

Le segment de la copropriété affiche un ajustement plus avancé, particulièrement sur l’île de Montréal, où les conditions se situent globalement à la limite d’un marché équilibré et d’un marché d’acheteurs. Camille Laberge, directrice adjointe et économiste principale à l’APCIQ, souligne que le centre-ville et l’arrondissement du Sud-Ouest se distinguent nettement du reste de la région métropolitaine: ces secteurs affichent les niveaux d’inscriptions les plus élevés jamais enregistrés dans le système, et les prix des copropriétés y font du surplace depuis plusieurs trimestres. Les plus petites unités y sont généralement plus difficiles à écouler.

Autrement dit, parler du marché de Montréal comme d’un bloc unique n’a jamais été aussi trompeur. Un condo d’une chambre au centre-ville et un bungalow à Blainville ne vivent pas la même réalité cet automne.

Le contexte des taux: un statu quo qui dure

Le 2 septembre 2026, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %. Il s’agit d’un septième maintien consécutif; le taux n’a pas bougé depuis la baisse du 29 octobre 2025. Le Conseil de direction a jugé que l’économie et l’inflation avaient évolué essentiellement comme prévu.

La prochaine annonce est prévue le mercredi 28 octobre 2026. Pour un acheteur ou un vendeur, la leçon de ces douze derniers mois est simple: attendre un mouvement de taux comme déclencheur de décision s’est avéré une mauvaise stratégie. Ceux qui ont patienté depuis l’automne 2025 en espérant des baisses ont surtout vu les prix médians progresser pendant ce temps.

Ce que le rééquilibrage change pour un acheteur

Un inventaire en hausse de 18 % signifie davantage de choix et davantage de temps pour décider. Concrètement, cela veut dire que vous pouvez à nouveau visiter plusieurs propriétés avant de déposer une promesse d’achat, et que les conditions d’inspection et de financement redeviennent négociables dans une bonne partie des secteurs.

Ce que cela ne signifie pas, c’est que les vendeurs se mettent soudainement à brader. L’APCIQ note que cette offre plus abondante n’a pas donné lieu à des marges de négociation importantes. Les prix médians montent encore. Les meilleures occasions se trouvent du côté de la copropriété sur l’île de Montréal, particulièrement au centre-ville et dans le Sud-Ouest.

Ce que le rééquilibrage change pour un vendeur

Votre propriété est maintenant en concurrence avec beaucoup plus d’inscriptions qu’il y a un an, et surtout avec des inscriptions plus proches de chez vous si vous êtes en couronne. Une hausse de 28 % de l’inventaire sur la Rive-Sud, c’est un acheteur qui compare désormais votre maison à un éventail bien plus large.

Dans ce contexte, le prix de départ devient déterminant. Après 25 ans dans ce métier, je peux vous dire que les propriétés mal positionnées à la sortie ne se rattrapent presque jamais avec des baisses successives. Elles accumulent des jours sur le marché, et chaque semaine supplémentaire affaiblit votre position de négociation. Un délai moyen de 42 jours pour l’unifamiliale reste raisonnable, mais c’est une moyenne qui cache d’énormes écarts entre les propriétés bien préparées et les autres.

Les perspectives pour la fin de 2026

Royal LePage prévoit que le prix de l’agrégat d’une propriété dans la région du Grand Montréal augmentera de 5,0 % au quatrième trimestre de 2026 par rapport au même trimestre de l’année précédente, et de 7,0 % pour l’ensemble de la province de Québec. La rareté relative de l’offre, même après une hausse de 18 % de l’inventaire, continue de soutenir la valeur des propriétés québécoises.

L’économiste-experte de l’APCIQ, Hélène Bégin, rappelle que d’autres facteurs pèsent sur les décisions des ménages: tensions géopolitiques, incertitudes économiques, préoccupations liées aux prix élevés et pression démographique moins forte que par les années passées. Résultat, plusieurs acheteurs adoptent des stratégies plus prudentes et prennent plus de temps pour décider.

Ma lecture du moment

Nous sommes dans un marché où la moyenne ne veut plus dire grand-chose. Le secteur, la catégorie de propriété et même la taille de l’unité déterminent aujourd’hui si vous êtes en position de force ou en position d’ajustement. C’est exactement le type de marché où un mauvais conseil coûte cher, et où une analyse précise de votre secteur vaut son pesant d’or.

Si vous envisagez d’acheter ou de vendre dans le Grand Montréal cet automne, écrivez-moi à charles@charlesperreault.com. Je vous prépare un portrait chiffré de votre secteur précis, sans engagement.


Charles Perreault
Courtier immobilier, RE/MAX du Cartier, Mont-Royal, Québec
25 ans d’expertise | 2000+ transactions

Sources et références

Vendre dans un marché qui se rééquilibre: la stratégie qui fait la différence cet automne

Il y a deux ans, on pouvait vendre presque n’importe quelle propriété avec quelques photos et une pancarte. Ce temps est terminé. En juillet 2026, les inscriptions en vigueur dans la région métropolitaine de Montréal ont grimpé de 17 % sur un an pour atteindre 19 790 propriétés, pendant que les ventes reculaient de 10 %. Votre propriété n’est plus la seule option de l’acheteur.

La bonne nouvelle, c’est que les prix tiennent. Le prix médian d’une unifamiliale dans la RMR a progressé de 4 % sur un an pour s’établir à 650 000 $, celui d’un plex de 6 % à 865 000 $. Sur l’île de Montréal, l’unifamiliale a même gagné 7 %, à 817 500 $. Vendre reste très payant. Vendre n’importe comment, beaucoup moins.

Le prix de départ décide de tout

Si je devais ne retenir qu’une seule leçon de mes 25 années de pratique, ce serait celle-ci: le prix affiché le premier jour détermine le prix final, même quand on le baisse par la suite.

Voici pourquoi. Une propriété nouvellement inscrite bénéficie d’une fenêtre d’attention intense: les acheteurs actifs et leurs courtiers regardent les nouveautés en priorité. Si le prix est juste, cette fenêtre génère des visites, les visites génèrent des promesses, et plusieurs promesses simultanées créent une saine tension.

Si le prix est trop haut, il ne se passe rien pendant ces semaines cruciales. Quand vous corrigez ensuite, la propriété traîne déjà un historique. Les acheteurs se demandent ce qui cloche. Vous finissez par vendre plus bas que si vous aviez affiché le bon prix dès le départ, et plus tard que prévu.

Les délais de vente actuels illustrent l’enjeu. Dans la RMR de Montréal en juillet 2026, une unifamiliale se vendait en moyenne en 38 jours, une copropriété en 55 jours. Sur l’île, la copropriété atteignait 60 jours. Chaque semaine supplémentaire sur le marché affaiblit votre position de négociation.

Comment établir un prix défendable

Un prix juste ne sort pas d’une application en ligne ni de ce que le voisin a obtenu l’an passé. Il repose sur:

  • Les ventes comparables récentes, dans votre secteur immédiat, pour un type de propriété semblable, sur les trois à six derniers mois.
  • L’inventaire actuel, c’est-à-dire ce contre quoi vous entrez réellement en compétition aujourd’hui.
  • Les propriétés invendues, souvent plus révélatrices que les ventes. Elles vous montrent exactement où se situe le plafond que les acheteurs refusent de franchir.
  • Les caractéristiques réelles de votre propriété: état, rénovations, orientation, stationnement, bruit, vue, superficie du terrain.

L’évaluation municipale, elle, n’est pas un indicateur de valeur marchande. Elle sert au calcul des taxes et reflète souvent une réalité vieille de plusieurs années.

Préparer la propriété avant, jamais pendant

La préparation se fait avant la première photo, pas après la troisième visite décevante. L’ordre de priorité que je recommande:

  1. Désencombrer. C’est gratuit et c’est ce qui a le plus d’impact. Une pièce vidée des objets personnels paraît plus grande et permet à l’acheteur de se projeter.
  2. Réparer le visible. Poignée branlante, joint de silicone jauni, robinet qui coule, ampoule brûlée. Chaque petit défaut visible fait douter l’acheteur de ce qu’il ne voit pas.
  3. Nettoyer en profondeur. Fenêtres, plinthes, électroménagers, salles de bain. Une propriété impeccable se vend plus cher qu’une propriété identique mal entretenue.
  4. Neutraliser sans dépersonnaliser complètement. Une couche de peinture dans une teinte claire transforme une pièce pour quelques centaines de dollars.
  5. Soigner l’extérieur. La première impression se forme avant même que l’acheteur descende de sa voiture.

Sur les rénovations majeures, soyez prudent. Refaire une cuisine complète juste avant de vendre est rarement rentable. Corriger un défaut qui bloque la vente, en revanche, en vaut presque toujours la peine.

La mise en marché: vendre un mode de vie, pas des pieds carrés

Un acheteur ne tombe pas en amour avec une superficie. Il tombe en amour avec l’idée de sa vie dans cet endroit. La mise en marché doit raconter cette histoire.

  • Photographie professionnelle. Non négociable. La grande majorité des acheteurs éliminent ou retiennent une propriété à partir de la première photo, sur leur téléphone, en quelques secondes.
  • Visite virtuelle et plan d’étage. Ils filtrent les curieux et attirent les acheteurs réellement intéressés, ceux qui se présentent en visite déjà convaincus du potentiel.
  • Une description qui vend le quartier. L’école à pied, le parc au bout de la rue, le temps réel jusqu’au centre-ville, l’épicerie du coin. C’est ce que l’acheteur achète vraiment.
  • Une diffusion large. Centris, les portails, les réseaux sociaux, mais aussi le réseau de courtiers. Une part importante des acheteurs arrive par un courtier qui a un client prêt.

Choisir son courtier: ce que 2000 transactions m’ont appris

Je suis entré dans l’immobilier chez RE/MAX en 2001, à 19 ans. Avant ça, j’ai passé dix ans en compétition de danse sur glace, dont cinq avec l’équipe canadienne. Ce que le sport de haut niveau m’a appris s’applique directement à une mise en marché: la performance du jour J dépend entièrement de la préparation des mois précédents. On ne s’improvise pas le matin de la compétition.

Après plus de 2000 transactions, voici ce que je regarderais si j’étais à votre place:

  • Est-ce qu’il connaît votre secteur? Pas la région, votre secteur. Les prix, les délais, les acheteurs types, les rues qui se vendent mieux que d’autres.
  • Est-ce qu’il vous dit la vérité sur le prix? Méfiez-vous du courtier qui vous propose le prix le plus élevé. C’est souvent une technique pour obtenir le contrat, suivie de baisses successives. Le courtier qui vous explique pourquoi votre propriété vaut ce qu’elle vaut, chiffres à l’appui, vous sert mieux.
  • Qu’est-ce qu’il fait concrètement? Demandez le plan de mise en marché par écrit. Photos, vidéo, diffusion, visites libres, suivi des visites, fréquence des comptes rendus.
  • Est-ce qu’il répond? La qualité de la communication pendant les premières rencontres prédit assez bien ce que sera la suite.

Un dernier point sur la transparence. Au Québec, la profession est encadrée par l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ). Votre courtier a des obligations précises de vérification, d’information et de conseil envers vous. Vous pouvez vérifier le permis de tout courtier directement sur le registre de l’OACIQ. Faites-le, ça prend une minute.

Vendre cet automne, c’est encore une bonne décision

Le marché se rééquilibre, il ne s’effondre pas. Royal LePage anticipe toujours une progression de 5,0 % du prix de l’agrégat dans le Grand Montréal au quatrième trimestre de 2026, une performance qui contraste avec les reculs attendus à Toronto et à Vancouver.

Ce qui change, c’est l’exigence. Le marché ne pardonne plus l’approximation. Un prix juste, une propriété bien préparée et une mise en marché professionnelle: votre vente se fera bien.

Vous envisagez de vendre dans le Grand Montréal? Écrivez-moi à charles@charlesperreault.com et je vous préparerai une analyse complète de votre propriété et de votre secteur, sans engagement.


Charles Perreault
Courtier immobilier, RE/MAX du Cartier
Mont-Royal, Québec
25 ans d’expertise | 2000+ transactions

Sources et références

Acheter cet automne: comment bâtir un dossier de financement solide en 2026

Dans un marché où l’inventaire augmente et où les acheteurs ont enfin le temps de réfléchir, on pourrait croire que la pression est retombée. Elle a simplement changé de place. Elle n’est plus dans la course à la surenchère, elle est dans le dossier de financement. Un acheteur bien préparé ne se contente pas de faire une meilleure offre, il fait une offre que le vendeur croit.

Voici, étape par étape, comment bâtir ce dossier avant même de visiter votre première propriété.

Étape 1: la préapprobation, pas la préqualification

Ces deux mots se ressemblent, mais ils ne valent pas la même chose. Une préqualification est une estimation rapide basée sur ce que vous déclarez. Une préapprobation implique que le prêteur a vu vos documents: preuves de revenus, avis de cotisation, relevés bancaires, dettes en cours.

La préapprobation vous garantit aussi un taux pour une période donnée, souvent jusqu’à 120 jours. Si les taux montent pendant votre magasinage, vous conservez le taux garanti. S’ils baissent, vous profitez du nouveau taux. C’est une protection à sens unique en votre faveur, et elle ne coûte rien.

Un dernier point, souvent oublié: la préapprobation n’est pas une garantie de financement. Le prêteur évalue ensuite la propriété elle-même. C’est pourquoi la condition de financement dans une promesse d’achat demeure pertinente, même si vous êtes préapprouvé.

Étape 2: comprendre la simulation de crise du BSIF

C’est la règle que la plupart des acheteurs découvrent trop tard. Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) impose aux prêteurs sous réglementation fédérale de vérifier que vous pourriez encore payer votre hypothèque si les taux montaient.

Concrètement, vous devez vous qualifier au plus élevé des deux montants suivants: 5,25 %, ou votre taux contractuel majoré de 2 points de pourcentage. Comme les meilleurs taux du marché se situent aujourd’hui au-dessus de 5,25 % une fois qu’on y ajoute 2 %, c’est presque toujours la seconde formule qui s’applique.

Un exemple simple: si votre prêteur vous offre un taux fixe de 4,10 %, votre capacité d’emprunt sera calculée comme si vous payiez 6,10 %. La différence sur le montant que vous pouvez emprunter est loin d’être marginale.

En revanche, bonne nouvelle pour ceux qui renouvellent: le BSIF a retiré l’exigence de simulation de crise pour les emprunteurs qui changent de prêteur au renouvellement d’un prêt non assuré, à condition qu’il s’agisse d’un transfert direct, sans modification du montant du prêt ni de la période d’amortissement. Cette mesure vous permet enfin de magasiner votre renouvellement sans être pénalisé.

Étape 3: fixe ou variable, la vraie question

En cette rentrée 2026, l’écart entre les deux options est réel. Selon les comparateurs de taux comme Ratehub, les meilleurs taux fixes de 5 ans assurés gravitaient autour de 4 % en août 2026, tandis que les meilleurs taux variables de 5 ans se situaient plutôt autour de 3,4 % à 3,5 %. Le taux préférentiel des institutions demeurait à 4,45 %, en lien avec le taux directeur de 2,25 % maintenu par la Banque du Canada le 15 juillet 2026. Vérifiez les taux du jour avant de prendre votre décision.

Le variable est donc moins cher aujourd’hui. Mais moins cher aujourd’hui ne veut pas dire moins cher sur cinq ans. Voici la façon honnête de trancher:

  • Choisissez le fixe si votre budget est serré, si une hausse de paiement de quelques centaines de dollars par mois vous empêcherait de dormir, ou si vous achetez votre première propriété et que vous n’avez pas encore de coussin financier.
  • Considérez le variable si vous avez une marge de manœuvre réelle dans votre budget, si votre horizon de détention est court, ou si vous anticipez de rembourser une partie importante du capital rapidement. La pénalité de remboursement anticipé sur un variable est généralement bien inférieure à celle d’un fixe.

Notez que les taux fixes suivent les rendements obligataires du gouvernement du Canada, pas directement le taux directeur. C’est pourquoi une pause de la Banque du Canada ne se traduit pas automatiquement par une baisse des taux fixes.

Étape 4: la mise de fonds et les règles qui s’y rattachent

Les mises de fonds minimales au Canada fonctionnent par paliers:

  • 5 % sur la première tranche de 500 000 $
  • 10 % sur la portion entre 500 000 $ et 1 499 999 $
  • 20 % minimum dès 1 500 000 $, puisque l’assurance prêt hypothécaire n’est pas offerte à ce niveau de prix

Sur une propriété de 650 000 $, soit le prix médian d’une unifamiliale dans la RMR de Montréal en juillet 2026 selon l’APCIQ, la mise de fonds minimale s’établit à 40 000 $. Sous 20 %, l’assurance prêt hypothécaire devient obligatoire et sa prime s’ajoute au montant emprunté.

L’amortissement standard pour un prêt assuré est de 25 ans, mais une période de 30 ans est possible pour les acheteurs d’une première propriété et pour l’achat d’une construction neuve. Cette flexibilité réduit le paiement mensuel, au prix d’intérêts totaux plus élevés sur la durée.

Étape 5: utiliser le CELIAPP et le RAP intelligemment

Deux outils existent pour les acheteurs d’une première propriété, et ils se combinent.

Le CELIAPP permet de cotiser jusqu’à 8 000 $ par année, pour un plafond à vie de 40 000 $. Les cotisations sont déductibles et les retraits admissibles sont libres d’impôt, sans obligation de remboursement.

Le Régime d’accession à la propriété (RAP) permet de retirer jusqu’à 60 000 $ de votre REER sans impôt, un plafond haussé de 35 000 $ à 60 000 $ pour les retraits effectués après le 16 avril 2024. Le remboursement s’étale sur 15 ans et débute la deuxième année suivant le retrait.

Pour un couple admissible, la combinaison des deux représente un potentiel considérable. La logique habituelle consiste à puiser d’abord dans le CELIAPP, puisqu’il n’exige aucun remboursement, puis à compléter avec le RAP au besoin. Validez toujours votre situation avec votre fiscaliste ou votre conseiller financier.

Étape 6: budgéter les coûts que personne ne mentionne

La mise de fonds n’est pas le seul montant à prévoir. Ajoutez à votre budget:

  • Les droits de mutation immobilière, la fameuse taxe de bienvenue, dont le calcul varie selon la municipalité. Vérifiez la grille de la ville où vous achetez.
  • Les honoraires du notaire, obligatoires au Québec pour l’acte de vente et l’acte hypothécaire.
  • L’inspection préachat, un investissement qui vous évite parfois des dizaines de milliers de dollars de surprises.
  • L’ajustement des taxes municipales et scolaires payées d’avance par le vendeur.
  • Le déménagement, les assurances et un coussin pour les premières réparations.

Étape 7: profiter du contexte actuel

En juillet 2026, les inscriptions en vigueur dans la RMR de Montréal ont augmenté de 17 % sur un an, atteignant 19 790 propriétés. En copropriété, la hausse est de 20 % et le délai de vente moyen s’est allongé à 55 jours. Ces chiffres vous donnent quelque chose que les acheteurs n’avaient plus depuis longtemps: du temps et un rapport de force plus équilibré.

Servez-vous-en pour visiter plus d’une fois, pour poser vos questions, pour inclure une condition d’inspection en bonne et due forme, et pour négocier autre chose que le prix: la date d’occupation, les inclusions, les réparations à effectuer avant la signature.

Le dossier gagnant en résumé

Une préapprobation écrite en main. Une compréhension claire de ce que la simulation de crise fait à votre capacité d’emprunt. Un choix de terme réfléchi plutôt que subi. Une mise de fonds documentée et disponible. Un budget qui inclut les frais de clôture. Avec ça, vous ne magasinez plus une maison en espérant que ça passe, vous achetez en sachant exactement où vous allez.

Vous préparez un achat dans le Grand Montréal cet automne? Écrivez-moi à charles@charlesperreault.com. On regardera ensemble votre capacité réelle et les secteurs qui correspondent à votre budget.


Charles Perreault
Courtier immobilier, RE/MAX du Cartier
Mont-Royal, Québec
25 ans d’expertise | 2000+ transactions

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Marché immobilier du Grand Montréal: ce que les chiffres de juillet 2026 nous apprennent vraiment

La rentrée est souvent le moment où les acheteurs et les vendeurs qui ont pris une pause estivale reviennent dans le marché. Avant de prendre une décision, il vaut la peine de regarder les chiffres réels plutôt que les impressions. Les statistiques de juillet 2026 publiées par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dressent un portrait clair, et ce portrait n’est pas celui que plusieurs imaginent.

Moins de ventes, plus de choix

Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, 3 338 transactions résidentielles ont été conclues par l’entremise du système Centris en juillet 2026, contre 3 709 en juillet 2025. Il s’agit d’un recul de 10 % sur un an. Le volume des ventes, lui, a diminué de 5 % pour s’établir à environ 2,32 milliards de dollars.

Du côté de l’offre, le mouvement va dans la direction opposée. Les inscriptions en vigueur ont grimpé de 17 % pour atteindre 19 790 propriétés disponibles dans la RMR. Les nouvelles inscriptions ont progressé de 4 %, à 5 260. Autrement dit, il y a moins d’acheteurs qui passent à l’acte, mais il y a nettement plus de propriétés parmi lesquelles choisir.

C’est la définition même d’un marché qui se rééquilibre. Après plusieurs années où les vendeurs dictaient les conditions, le rapport de force se replace tranquillement au centre.

Les prix continuent pourtant de monter

Voici ce qui surprend le plus mes clients: malgré la baisse des ventes et la hausse de l’inventaire, les prix médians ont progressé dans les trois catégories de propriétés de la RMR de Montréal en juillet 2026.

  • Unifamiliale: prix médian de 650 000 $, en hausse de 4 % sur un an. 1 852 ventes, soit un recul de 4 %. Délai de vente moyen de 38 jours, contre 35 l’an dernier.
  • Copropriété: prix médian de 431 500 $, en hausse de 2 %. 1 142 ventes, soit un recul de 17 %. Délai de vente moyen de 55 jours, contre 46 l’an dernier.
  • Plex de 2 à 5 logements: prix médian de 865 000 $, en hausse de 6 %. 340 ventes, soit un recul de 16 %. Délai de vente moyen de 46 jours, contre 54 l’an dernier.

La copropriété est le segment qui montre le plus de signes d’essoufflement. Avec 9 916 inscriptions en vigueur, soit 20 % de plus qu’en juillet 2025, et un délai de vente qui s’allonge de neuf jours, les acheteurs de condos disposent aujourd’hui d’un pouvoir de négociation qu’ils n’avaient pas eu depuis plusieurs années.

Zoom sur l’île de Montréal

Comme je travaille principalement à partir de Mont-Royal, je surveille de près les chiffres de l’île. Le recul des ventes y est plus marqué que dans l’ensemble de la RMR.

L’île de Montréal a enregistré 1 198 ventes en juillet 2026, contre 1 422 un an plus tôt, un recul de 16 %. Les inscriptions en vigueur ont bondi de 15 % pour atteindre 10 493. Pourtant, les prix médians y progressent plus vite que la moyenne de la RMR pour l’unifamiliale et le plex:

  • Unifamiliale: 817 500 $, en hausse de 7 %
  • Copropriété: 480 000 $, en hausse de 2 %, avec un délai de vente de 60 jours
  • Plex: 910 000 $, en hausse de 9 %

Le message est clair: sur l’île, les propriétés bien situées et bien préparées trouvent preneur à bon prix, mais le volume de transactions ralentit. Les acheteurs prennent leur temps et comparent davantage.

Des écarts importants d’un secteur à l’autre

Parler du marché du Grand Montréal comme d’un bloc unique est une erreur. En juillet 2026, pour l’unifamiliale:

  • Rive-Nord de Montréal: prix médian de 605 000 $, en hausse de 7 %, avec 607 ventes, un chiffre pratiquement identique à celui de juillet 2025
  • Rive-Sud de Montréal: prix médian de 643 000 $, en hausse de 2 %, avec 470 ventes, en recul de 3 %
  • Laval: prix médian de 615 625 $, en hausse de 3 %, avec 200 ventes, un volume stable

La Rive-Nord se démarque nettement. C’est le secteur où l’unifamiliale a le mieux tenu, tant en volume qu’en appréciation. À l’inverse, le marché du plex y a fortement ralenti, avec 43 ventes en juillet contre 66 un an plus tôt.

Le facteur taux d’intérêt

Le 15 juillet 2026, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %, une sixième décision consécutive sans changement. Le taux préférentiel des institutions financières est demeuré à 4,45 %. La Banque a rendu sa décision suivante le 2 septembre 2026, et je vous invite à consulter le communiqué officiel pour connaître son orientation la plus récente au moment où vous lisez ces lignes.

Cette stabilité explique en bonne partie le comportement du marché. Quand les taux cessent de bouger brusquement, les acheteurs cessent de se précipiter. Ils reviennent à un rythme normal de magasinage, ce qui étire les délais de vente sans faire chuter les prix.

Ce que prévoient les analystes pour la suite de 2026

Royal LePage a révisé ses prévisions à la hausse en juillet 2026. La firme anticipe désormais une progression de 5,0 % du prix de l’agrégat dans la région du Grand Montréal au quatrième trimestre de 2026 par rapport à la même période l’an dernier, ce qui porterait ce prix à 676 725 $. La maison unifamiliale détachée mènerait la marche avec une hausse projetée de 6,0 %, alors que la copropriété progresserait plus modestement, de 2,5 %.

Fait notable, le Grand Montréal se distingue du Grand Toronto et du Grand Vancouver, où des reculs sont attendus. Le marché québécois continue d’aller à contre-courant de la tendance nationale.

Ce que ça change concrètement pour vous

Si vous achetez: vous avez plus de choix qu’à n’importe quel moment des dernières années et vous avez le temps de visiter avant de déposer une promesse d’achat. C’est particulièrement vrai en copropriété. Profitez-en pour inclure les conditions qui vous protègent, à commencer par l’inspection.

Si vous vendez: les prix tiennent, mais votre propriété n’est plus la seule sur la rue. Avec un inventaire en hausse de 17 % dans la RMR, la mise en marché et le prix de départ deviennent déterminants. Une propriété correctement positionnée dès le premier jour se vend encore rapidement. Une propriété surévaluée reste sur le marché et finit par se vendre en dessous de sa valeur.

Si vous hésitez: attendre pour attendre n’est pas une stratégie. Regardez plutôt votre situation personnelle, votre capacité d’emprunt et votre horizon de détention. Les moyennes régionales ne disent rien de la valeur précise de votre propriété ou du quartier que vous convoitez.

Parlons de votre situation

Les statistiques donnent la tendance générale. Elles ne remplacent pas une analyse de votre propriété ou du secteur qui vous intéresse. Si vous songez à acheter ou à vendre cet automne dans le Grand Montréal, écrivez-moi à charles@charlesperreault.com. Je prendrai le temps de regarder vos chiffres à vous.


Charles Perreault
Courtier immobilier, RE/MAX du Cartier
Mont-Royal, Québec
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Vendre en 2026: la stratégie redevient reine

Il y a trois ans, presque toutes les propriétés se vendaient vite, souvent avec plusieurs offres. Ce temps est révolu. Le marché du Grand Montréal se rééquilibre, et vendre demande aujourd’hui une vraie stratégie. La bonne nouvelle: les prix tiennent bon. La moins bonne: vous êtes maintenant en concurrence avec beaucoup plus de propriétés. Voici comment tirer votre épingle du jeu.

Comprendre le contexte avant d’afficher

En juin 2026, la région métropolitaine de Montréal comptait 20 894 propriétés à vendre, une hausse de 17 % sur un an et un onzième mois consécutif d’augmentation de l’offre. Pendant ce temps, les ventes ont reculé de 8 % par rapport à juin 2025. Plus de propriétés, moins d’acheteurs pressés: l’acheteur a repris du pouvoir de négociation, et votre mise en marché doit en tenir compte.

Cela dit, ne dramatisons rien. Au deuxième trimestre de 2026, le prix médian de la maison unifamiliale dans la région était de 645 000 $, en hausse de 3 % sur un an, et le plex a même progressé de 5 % à 874 000 $. Une propriété bien positionnée se vend, et à bon prix.

1. Le prix juste, dès le premier jour

C’est l’erreur la plus coûteuse: afficher trop haut en se disant qu’on baissera plus tard. Dans un marché où l’acheteur a le choix, une propriété surestimée est ignorée, puis stigmatisée après plusieurs semaines sans offre. Les premières deux ou trois semaines génèrent le plus de visibilité. Un prix aligné sur les comparables récents attire plus de visites et, souvent, une meilleure offre finale.

2. La préparation fait la différence

Désencombrer, dépersonnaliser, réparer les petits défauts, rafraîchir la peinture: ces gestes coûtent peu et rapportent beaucoup. Un acheteur achète une projection, pas seulement des murs. Quand il a le choix entre plusieurs propriétés comparables, celle qui est impeccable et prête à habiter gagne presque toujours.

3. Des photos et une présentation professionnelles

La quasi-totalité des acheteurs commencent leur recherche en ligne. Vos photos sont votre première visite. Des images lumineuses et bien cadrées, une fiche descriptive qui vend le mode de vie et non seulement les mesures: c’est ce qui déclenche le désir de venir voir. Dans un marché compétitif, une présentation ordinaire vous coûte des visites.

4. La flexibilité pour les visites

Plus il y a de propriétés sur le marché, plus il faut faciliter la vie des acheteurs. Refuser des visites ou imposer des contraintes serrées, c’est laisser filer des occasions vers les propriétés voisines. La disponibilité est un avantage concurrentiel sous-estimé.

5. Le choix du courtier: ce que 25 ans m’ont appris

Dans un marché facile, presque n’importe qui vend. Dans un marché qui se rééquilibre, la différence entre un bon et un mauvais accompagnement se mesure en semaines de délai et en milliers de dollars.

J’ai commencé en immobilier chez RE/MAX en 2001, à 19 ans. Vingt-cinq ans et plus de 2000 transactions plus tard, voici ce que j’ai retenu.

On ne vend pas des maisons, on accompagne des transitions. Un premier achat de couple, un agrandissement pour une famille qui s’étend, une vente après un deuil ou une séparation, un retour au condo pour alléger sa vie: une transaction arrive presque toujours à un tournant. Le rôle du courtier dépasse le contrat. Il consiste à écouter, à rassurer et à aider les gens à prendre une bonne décision au bon moment.

La confiance se bâtit, elle ne s’achète pas. Une grande partie de ma pratique provient de références: d’anciens clients qui me confient leurs proches. On n’obtient pas cette confiance avec une publicité. On la construit une transaction à la fois, en disant la vérité même quand elle dérange, en refusant une vente qui ne servirait pas le client, en étant là après la signature autant qu’avant. Au Québec, la profession est d’ailleurs encadrée par l’OACIQ, qui impose des règles déontologiques strictes pour protéger le public. Cet encadrement, loin d’être une contrainte, est un pilier de la relation de confiance.

Le marché change, les fondamentaux restent. J’ai vu des taux d’intérêt à deux chiffres et des taux planchers. J’ai vécu des marchés de surenchères et des marchés au ralenti comme celui d’aujourd’hui. Ce qui ne change jamais, c’est l’importance de bien préparer un dossier, de connaître son secteur et d’évaluer une propriété avec honnêteté.

Le vrai travail est invisible. Le public voit l’affiche, la visite libre et la pancarte Vendu. Il ne voit pas les heures d’analyse des comparables, les appels de fin de soirée, les négociations qui se jouent à quelques mots près, la coordination avec les notaires, les inspecteurs et les prêteurs. Une transaction réussie, c’est souvent une centaine de petits détails gérés dans l’ombre pour qu’au final, tout paraisse simple pour le client. C’est exactement là que se trouve la valeur d’un bon courtier.

Vous pensez mettre votre propriété en vente cet automne? Écrivez-moi à charles@charlesperreault.com pour une évaluation juste et un plan de mise en marché adapté à votre secteur.

Sources et références

Charles Perreault, Courtier Immobilier, RE/MAX du Cartier, Mont-Royal, Québec. 25 ans d’expertise, plus de 2000 transactions.

Acheter en 2026: du financement à l’offre, le guide complet

Depuis quelques mois, le vent tourne légèrement en faveur des acheteurs dans le Grand Montréal. L’offre de propriétés augmente, la pression des surenchères diminue et les taux d’intérêt se sont stabilisés. Cela ne veut pas dire que tout est facile, mais que vous avez plus de marge de manœuvre qu’il y a deux ou trois ans. Voici comment en profiter intelligemment.

1. Connaître votre capacité réelle avant de magasiner

Une préapprobation hypothécaire n’est pas un détail administratif, c’est votre carte d’entrée. Elle vous donne un budget réaliste et vous positionne comme un acheteur sérieux aux yeux d’un vendeur.

Rappelez-vous que votre prêteur appliquera la simulation de crise du BSIF. Vous devez vous qualifier au taux le plus élevé entre le taux de votre contrat plus deux points de pourcentage, ou 5,25 %. Ce test vous évite de vous surendetter, mais il réduit aussi votre capacité d’emprunt par rapport à ce que vous pourriez croire. Mieux vaut connaître ce chiffre avant de tomber en amour avec une propriété.

2. Fixe ou variable: le paradoxe de l’été 2026

C’est la question qu’on me pose le plus souvent. Commençons par le contexte.

Le 15 juillet 2026, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %. Ce taux influence directement le taux préférentiel des prêteurs, qui se situe autour de 4,45 %, et donc les taux variables. La prochaine annonce est prévue le 2 septembre 2026.

Fait inhabituel cet été: le taux variable est plus avantageux que plusieurs taux fixes. Selon RateHub, le meilleur taux variable sur cinq ans se situait autour de 3,45 %, alors que le meilleur taux fixe sur cinq ans oscillait près de 3,94 % au Canada, et autour de 3,99 % au Québec. Plusieurs prêteurs ont même ramené leurs taux fixes au-dessus de 4 %, sous l’effet de la remontée des rendements obligataires liée aux risques d’inflation persistants et à l’incertitude économique.

Traduction: le marché obligataire, qui détermine les taux fixes, reste nerveux, tandis que le taux variable bénéficie d’un taux directeur stable et relativement bas.

Le fixe, c’est la prévisibilité. Votre paiement est verrouillé pour toute la durée du terme, peu importe ce que fait la Banque du Canada. Pour un premier acheteur ou pour un budget serré qui ne tolère aucune surprise, cette sérénité vaut souvent la légère prime.

Le variable suit le taux directeur. Si les taux baissent, vous en profitez immédiatement; s’ils montent, votre coût augmente. C’est un choix qui convient à ceux qui ont un coussin financier et une tolérance au risque.

Un rappel important: le meilleur taux affiché n’est pas toujours le meilleur prêt pour vous. Les conditions de remboursement anticipé, la portabilité et les pénalités comptent autant que le pourcentage. Et comme les taux évoluent, vérifiez les valeurs à jour au moment de votre décision.

3. Prendre le temps que le marché vous redonne

En juin 2026, on comptait 20 894 propriétés à vendre dans la région métropolitaine de Montréal, une hausse de 17 % sur un an et un onzième mois consécutif d’augmentation de l’inventaire. Concrètement, cela signifie plus d’options et moins de décisions prises dans la panique. Visitez, comparez, revenez une deuxième fois. Ce marché récompense la patience.

4. Garder une perspective sur les prix

Ne confondez pas ralentissement des ventes et baisse des prix. Au deuxième trimestre de 2026, le prix médian de la maison unifamiliale dans la région métropolitaine était de 645 000 $, en hausse de 3 % sur un an, et la copropriété de 430 000 $. Sur l’île de Montréal, ces chiffres montent respectivement à 850 000 $ et 495 809 $. Attendre une chute des prix pourrait vous coûter plus cher que d’acheter maintenant.

5. Budgéter au-delà du prix d’achat

Droits de mutation (la fameuse taxe de bienvenue), frais de notaire, inspection, déménagement, ajustements de taxes: ces coûts s’additionnent vite. Prévoyez une réserve pour les premiers mois. Une propriété abordable à l’achat mais lourde à entretenir peut devenir un fardeau. Regardez le coût total de possession, pas seulement la mensualité.

6. Ne jamais sauter l’inspection

Dans un marché plus équilibré, vous n’êtes plus obligé de renoncer à l’inspection pour rendre votre offre concurrentielle. Profitez-en. Une inspection sérieuse peut révéler des problèmes coûteux et vous donner un levier de négociation légitime. C’est une des meilleures protections que vous puissiez vous offrir.

7. Vous faire accompagner

Un courtier acheteur connaît les secteurs, les comparables récents et les pièges d’une promesse d’achat. Son rôle est de défendre vos intérêts, de la première visite jusqu’à la signature chez le notaire. Dans la majorité des cas, ses honoraires sont assumés par le vendeur, ce qui en fait un accompagnement précieux et accessible.

Vous préparez un achat pour cet automne et voulez y voir clair dans votre financement? Écrivez-moi à charles@charlesperreault.com. On établira ensemble une stratégie claire, adaptée à votre budget et à vos objectifs.

Sources et références

Charles Perreault, Courtier Immobilier, RE/MAX du Cartier, Mont-Royal, Québec. 25 ans d’expertise, plus de 2000 transactions.

Acheter une maison à Montréal en 2026 : 7 choses à savoir avant de commencer

Vous pensez acheter une propriété à Montréal ce printemps? C’est une décision importante, et le marché actuel présente des caractéristiques bien particuliers. Avec 25 ans d’expérience et plus de 2 000 transactions à mon actif, voici ce que je recommande à tout acheteur avant de faire le grand saut.

1. Obtenez votre préapprobation hypothécaire avant de visiter

Ce conseil semble évident, mais beaucoup d’acheteurs commencent à visiter des propriétés sans avoir validé leur capacité d’emprunt. En avril 2026, le meilleur taux variable sur 5 ans tourne autour de 3,30 % et le meilleur fixe sur 5 ans autour de 4,04 %. Ces taux influencent directement le montant que vous pouvez emprunter.

En plus, depuis le 15 décembre 2024, le plafond des hypothèques assurées est passé à 1,5 million de dollars, et l’amortissement sur 30 ans est maintenant accessible à tous les primo-acheteurs et à tout acheteur de construction neuve. Ces changements ont modifié votre pouvoir d’achat. Parlons-en concrètement.

2. Comprenez le test de stress hypothécaire

Le BSIF (Bureau du surintendant des institutions financières) exige que votre prêteur valide votre capacité à payer si les taux montaient. Concrètement, vous devez vous qualifier au taux contractuel plus 2 %, ou à 5,25 %, selon le plus élevé des deux. Avec un taux variable actuel de 3,30 %, vous vous qualifiez donc à 5,30 %.

Bonne nouvelle : depuis novembre 2024, si vous renouvelez votre hypothèque et changez de prêteurr sans modifier le montant ni la durée d’amortissement, le test de stress ne s’applique plus. Une règle qui favorise la concurrence et donne plus de flexibilité aux propriétaires existants.

3. Choisissez votre secteur avec rigueur

Montréal est une mosaïque de marchés locaux. Le prix médian d’une maison unifamiliale dans Rosemont-La Petite-Patrie diffère grandement de celui dans LaSalle ou Anjou. Avant de tomber en amour avec un quartier, posez-vous ces questions : Quelle est la proximité du transport en commun? Quelles sont les écoles du secteur? Quel est le potentiel de valorisation à moyen terme?

En mars 2026, le marché montréalais offre davantage d’inventaire dans les copropriétés que l’an dernier. Si vous cherchez une unifamiliale ou un plex, la compétition reste forte et les bons immeubles partent rapidement.

4. Prévoyez les coûts additionnels

Au Québec, plusieurs frais s’ajoutent au prix d’achat et surprennent les primo-acheteurs. Les principaux à anticiper :

  • Les droits de mutation immobilière (la fameuse « taxe de bienvenue »), calculée sur la valeur d’acquisition
  • Les frais de notaire (typiquement entre 1 500 $ et 2 500 $)
  • L’inspection préachat (entre 500 $ et 900 $), une étape que je recommande systématiquement
  • Les frais d’ajustement (taxes municipales, scolaires, charges de copropriété) au moment du transfert
  • Le déménagement et les rénovations éventuelles

En règle générale, prévoyez entre 2 % et 4 % du prix d’achat en frais de clôture, en plus de votre mise de fonds.

5. Ne vous laissez pas emporter par l’émotion

L’achat immobilier est l’une des décisions financières les plus importantes de votre vie. Pourtant, beaucoup d’acheteurs laissent l’émotion prendre le dessus et font des offres au-delà de leur budget, ou sautent des étapes importantes comme l’inspection. J’ai accompagné des centaines de primo-acheteurs et je vois ce schéma se répéter régulièrement.

Un bon courtier vous aide à rester ancré dans la réalité du marché et à prendre des décisions basées sur des faits plutôt que sur l’enthousiasme du moment. C’est exactement ce que je pratique et ce que j’enseigne dans le cadre d’OSE Coaching Immobilier.

6. Lisez attentivement la déclaration du vendeur

Au Québec, le vendeur est obligé de divulguer tout vice connu de la propriété. Cette déclaration est un document légal que l’OACIQ (Organisme d’autoRéglementation du courtage immobilier du Québec) encadre strictement. Lisez-la en détail et n’hésitez pas à poser des questions sur chaque point qui vous semble flou.

Si quelque chose vous préoccupe, une inspection préachat approfondie est votre meilleure protection. Elle peut également servir d’argument de négociation si des problèmes sont détectés.

7. Travaillez avec un courtier qui connaît votre marché cible

Pas tous les courtiers immobiliers se valent. Choisissez quelqu’un qui travaille activement dans le secteur qui vous intéresse, qui suit les données du marché de près, et qui a un bilan de transactions établi. Un courtier bien connecté aura parfois accès à des propriétés avant qu’elles ne soient officiellement listées sur Centris, ce qui peut faire toute la différence dans un marché compétitif.

Mon approche, influence par plus de 25 ans d’expérience à Montréal, est de vous accompagner du début à la fin avec des conseils honnêtes et une stratégie sur mesure. Votre projet mérite mieux qu’une approche générique.

Vous avez un projet d’achat? Contactez-moi à charles@charlesperreault.com pour qu’on en discute sans engagement.

Sources et références


Charles Perreault, Courtier Immobilier | RE/MAX du Cartier, Mont-Royal, Québec | 25 ans d’expertise | 2 000+ transactions

25 ans de métier : ce que l’immobilier m’a appris sur la vie et les gens

Ce mois-ci, je célèbre 25 ans en immobilier. En 2001, j’ai signé mon premier contrat de courtage chez RE/MAX à 19 ans. Depuis, j’ai accompagné plus de 2 000 transactions. J’ai assisté à des effets de croissance fulgurante, à des corrections, à une pandémie qui a réinventé le métier du jour au lendemain. Et j’ai appris autant sur les gens que sur les briques et le mortier.

Voici quelques réflexions que j’ai envie de partager après ce quart de siècle sur le terrain.

L’immobilier n’est pas une transaction, c’est une transition

Quand un client achette ou vend une propriété, ce n’est presque jamais juste une question d’argent ou de pièces carrées. C’est une naissance, un divorce, un décès, un nouveau départ professionnel, un remariage, des enfants qui quittent le nid. L’immobilier accompagne les plus grands moments de vie des gens.

J’ai appris très tôt dans ma carrière que mon vrai travail, c’est d’être là pour les gens dans ces moments-là. Pas juste pour gérer un contrat.

La confiance se construit dans les moments difficiles

N’importe qui peut être un bon courtier quand le marché est en feu et que tout se vend au-dessus du prix demandé. La vraie valeur d’un professionnel se mesure quand ça va moins bien : quand la propriété ne se vend pas, quand l’inspection révèle des problèmes majeurs, quand l’acheteur perd son emploi à mi-processus.

J’ai vu des transactions s’effondrer à quelques jours de la clôture. J’ai vu des clients dévastés, puis, quelques semaines ou mois plus tard, découvrir une propriété encore meilleure. La résilience, c’est quelque chose que j’ai aussi appris à enseigner à mes clients.

25 ans, c’est aussi 25 ans de formation continue

Le courtage immobilier a profondément changé. Quand j’ai commencé, il n’y avait pas de Centris avec photos 360 degrés, pas d’outils de signature électronique, pas de visites virtuelles, pas d’intelligence artificielle pour analyser le marché. J’ai dû me former continuellement — pas juste pour survivre, mais pour offrir un service toujours meilleur.

C’est cette soif d’apprentissage continu qui m’a amené à rejoindre OSE Coaching Immobilier en 2013, d’abord comme client de Samir Bachir et Diane. Ce programme a transformé ma carrière et ma façon de voir le business immobilier. J’ai atteint des objectifs que je n’aurais jamais cru possibles avant. C’est pourquoi j’ai choisi d’y contribuer à mon tour comme coach, puis comme partenaire et co-propriétaire.

Mes 3 convictions les plus solides après 25 ans

1. La clé de la carrière, c’est la relation. Dans un marché où l’information est accessible partout, ce qui différencie un bon professionnel, c’est la qualité de la relation humaine qu’il bâtit. La majorité de mes clients me reviennent, ou m’envoient leurs proches. Ce n’est pas dû à la chance.

2. Les marchés changent, les principes ne changent pas. J’ai vu toutes sortes de marchés. La discipline de bien analyser, bien conseiller et bien exécuter ne change pas avec les cycles. Ce qui fonctionne en marché chaud fonctionne aussi en marché calme, à condition d’adapter la tactique.

3. Les gens ont besoin d’être accompagnés, pas juste informés. Internet donne accès à toutes les statistiques du monde. Mais avoir les données et savoir quoi en faire, c’est différent. Mon rôle, c’est d’aider mes clients à interpréter l’information dans le contexte de leur vie et de leur projet spécifique.

Ce qui m’anime encore autant qu’au premier jour

Je ne me lasse pas de voir la réaction d’un client qui obtient les clés de sa première propriété. Ou d’un vendeur qui réalise qu’on a obtenu plus que ce qu’il espérait. Ou d’un investisseur qui commence à voir son portefeuille prendre de la valeur année après année. Ces moments de concrétisation, je les vis encore avec la même intensité qu’en 2001.

Ce qui a changé, c’est ma profondeur de compréhension du marché, de la négociation et des personnes. Et ma conviction que le meilleur est toujours devant nous.

Si vous avez un projet immobilier à Montréal ou au Québec, j’aimerais en entendre parler. Écrivez-moi à charles@charlesperreault.com. Une conversation ne coûte rien, et elle peut changer beaucoup.


Charles Perreault, Courtier Immobilier | RE/MAX du Cartier, Mont-Royal, Québec | 25 ans d’expertise | 2 000+ transactions | Co-propriétaire, OSE Coaching Immobilier

Vendre votre maison au printemps 2026 : 8 étapes pour maximiser votre prix de vente

Le printemps est traditionnellement la saison la plus active pour vendre un bien immobilier à Montréal. Les données APCIQ de mars 2026 confirment que le marché reprend de l’élan après quelques mois plus calmes. Si vous pensez vendre dans les prochains mois, voici ma méthode en 8 étapes pour maximiser votre prix de vente.

1. Connaître la valeur réelle de votre propriété

La première erreur des vendeurs est de fixer un prix de départ trop élevé, basé sur leurs attentes ou sur le prix de vente du voisin. En mars 2026, les maisons unifamiliales se vendent en moyenne en 38 jours, les copropriétés en 54 jours. Une propriété sur-évaluée qui stagne sur le marché au-delà de ces délais envoie un signal négatif aux acheteurs potentiels.

Un courtier compétent procédera à une analyse comparative de marché (ACM) rigoureuse, basée sur des ventes récentes de propriétés comparables dans votre secteur. C’est la base d’une stratégie de mise en marché gagnante.

2. Soigner la première impression (home staging)

Les acheteurs se font une opinion de votre propriété en quelques secondes. Une entrée propre et dégagée, une pelouse entretenue, des pièces lumineuses et désencombrées font toute la différence. Le home staging professionnel peut générer un retour sur investissement significatif : dans bien des cas, quelques milliers de dollars investis en staging se traduisent par des dizaines de milliers de dollars supplémentaires au prix de vente.

Pour les condos en particulier, où l’inventaire est plus abondant en 2026, la présentation est un facteur de différenciation majeur. Votre condo doit se démarquer des dizaines d’autres inscriptions similaires.

3. Investir dans la photographie professionnelle

La première visite se fait en ligne. La quasi-totalité des acheteurs consultent Centris avant de réserver une visite physique. Des photos prises avec un téléphone, même récent, ne rendent pas justice à votre propriété. Un photographe immobilier professionnel, avec éclairage et objectif grand-angle adapté, est un investissement minimal pour un impact maximal.

Dans ma pratique, je considère que la photographie professionnelle n’est pas une option : c’est un standard minimum. Pour les propriétés à prix plus élevé, une visiite virtuelle ou une vidéo de présentation augmentent encore davantage l’exposition et la qualité des leads générés.

4. Choisir le bon moment pour mettre sur le marché

Le timing de mise sur le marché influe sur les résultats. Le printemps (avril à juin) et le début de l’automne (septembre à octobre) sont historiquement les périodes les plus actives. En 2026, avec le regain observé en mars, le printemps s’annonce propice.

Optez si possible pour une mise en marché en début de semaine (lundi ou mardi) : les propriétés listées en début de semaine bénéficient d’une visibilité maximale avant le week-end, qui est généralement la période de pointe des visites.

5. Préparer votre documentation à l’avance

Avoir votre documentation en ordre accélère le processus et inspire confiance aux acheteurs. Préparez à l’avance : la déclaration du vendeur (document OACIQ obligatoire), les derniers comptes de taxes municipales et scolaires, les factures récentes d’énergie (Hydro-Québec), la liste des rénovations effectuées et leurs garanties, et pour les copropriétés, les états financiers du syndicat et le bilan du fonds de prévoyance.

6. Bien gérer les visites et les offres

Une propriété qui attire plusieurs visites dans les premiers jours est une propriété bien prixée. Si vous recevez plusieurs offres, votre courtier vous guidera dans la gestion de cette situation. Si les offres se font attendre, il faut évaluer rapidement si le prix, la présentation ou la mise en marché doit être ajustée — attendre ne fait qu’aggraver la situation.

7. Négocier avec stratégie, pas avec l’égo

La négociation est un art. Trop de vendeurs refusent des offres raisonnables par principe ou par orgueil, et se retrouvent à vendre moins cher trois mois plus tard après que leur propriété a vieilli sur le marché. Un bon courtier vous aide à évaluer chaque offre objectivement, à anticiper les contre-offres possibles et à conclure la transaction dans les meilleures conditions pour vous.

8. Planifier votre prochaine étape avant de vendre

Trop de vendeurs se concentrent sur la vente sans planifier ce qui vient ensuite. Où vivrez-vous après la vente? Avez-vous une propriété de remplacement en vue? Avez-vous intégré les délais de transfert et les coûts associés dans votre plan financier? Ces questions doivent avoir des réponses avant de signer quoi que ce soit.

Mon approche chez OSE Coaching Immobilier, c’est de travailler sur le projet global du client, pas seulement sur la transaction. Parce qu’une vente réussie, c’est une vente qui amène le client là où il veut être dans sa vie.

Vous envisagez de vendre? Commencez par une conversation : charles@charlesperreault.com. C’est sans engagement et ça peut changer votre approche complètement.

Sources et références


Charles Perreault, Courtier Immobilier | RE/MAX du Cartier, Mont-Royal, Québec | 25 ans d’expertise | 2 000+ transactions

Hypothèque immobilière 2026: taux, options et stratégies pour économiser des milliers

En 2026, le marche hypothecaire canadien offre des opportunites interessantes pour les acheteurs et les proprietaires en renouvellement. Avec des taux bancaires stables et des conditions de marche plus previsibles, il est crucial de comprendre vos options pour economiser des milliers de dollars sur le cout total de votre hypotheque.

Comprendre les taux hypothecaires en 2026

La Banque du Canada maintient un taux directeur stable a 2,25% (selon la Banque du Canada, avis du 18 mars 2026), creant un environnement relativement previsible pour les emprunteurs. Les meilleurs taux fixes a cinq ans se situent actuellement autour de 4,04%, tandis que les options variables se negocient aux alentours de 3,35%. Les taux peuvent varier, consultez votre courtier hypothecaire. Cette difference de taux peut representer des economies substantielles sur la duree de votre hypotheque.

Taux fixes versus taux variables: quel choix faire?

Le choix entre un taux fixe et un taux variable depend de votre situation personnelle et de votre tolerance au risque.

Les avantages du taux fixe

Un taux hypothecaire fixe vous offre une previsibilite absolue. Votre paiement mensuel reste identique pendant toute la duree du terme, generalement de cinq ans. Cette stabilite facilite la budgetisation et vous protege contre les hausses de taux futurs. Pour 2026, avec un taux fixe environ 4,04%, vous savez exactement ce que vous paierez chaque mois, peu importe ce qui se passe sur les marches financiers.

Les avantages du taux variable

Les taux variables autour de 3,35% offrent actuellement une economie substantielle par rapport aux taux fixes. Si vous pensez que les taux resteront stables ou baisseront, vous pouvez economiser des milliers de dollars. Cependant, cette option comporte un risque: si les taux augmentent, votre versement mensuel peut augmenter, ce qui necessite une flexibilite budgetaire. Les taux peuvent varier, consultez votre courtier hypothecaire.

La situation des renouvellements en 2026

Pour la premiere fois depuis les hausses de taux de 2022, de nombreux proprietaires font face au renouvellement de leur hypotheque. Si votre terme a ete signe entre 2020 et 2022, vous avez probablement beneficie de taux tres bas, souvent entre 1,5% et 2,5%. Le passage a des taux autour de 4% peut sembler dramatique, mais plusieurs strategies peuvent attenuer cet impact.

Premierement, negociez avec votre prcureur actuel. Les banques preferent garder des clients existants et peuvent offrir des taux meilleurs que ceux affiches publiquement. Deuxiemement, magasinez aupres de plusieurs institutions. Un ecart de meme 0,25% sur une hypotheque de 400 000$ peut vous economiser plus de 1000$ par annee.

Les regles de mise de fonds au Canada en 2026

Depuis decembre 2024, les regles de mise de fonds ont ete mises a jour. Voici les seuils actuels selon le BSIF:

  • Proprietes jusqu’a 500 000$: Mise de fonds minimale de 5%.
  • Proprietes entre 500 000$ et 1,5 millions$: 5% sur les premiers 500 000$, puis 10% sur le montant restant.
  • Proprietes au-dela de 1,5 millions$: Mise de fonds minimale de 20%.

Une mise de fonds inferieure a 20% necessite une assurance hypothecaire, dont les primes varient de 0,6% a 4,5% du montant hypotheque, selon le ratio pret-valeur.

Nouvelles dispositions pour 2026

Depuis decembre 2024, deux changements importants facilitent l’acces a la propriete:

  • Limite d’assurance hypothecaire portee de 1 million $ a 1,5 million $: Plus de proprietaires peuvent maintenant acceder aux avantages des hypotheques assurees.
  • Amortissement de 30 ans: Desormais disponible pour les acheteurs d’une premiere propriete et les proprietes neuves. Cela reduit votre paiement mensuel, bien que vous paierez plus d’interet a long terme.

Le test de stress hypothecaire

Avant d’approuver votre hypotheque, les prcureurs canadiens vous soumettent au test de stress hypothecaire selon le BSIF. En 2026, vous devez demonstrer que vous pouvez rembourser votre hypotheque au taux contractuel majore de 2%, ou un plancher de 5,25%, selon le plus eleve des deux. Cela protege les emprunteurs contre un surendettement, mais reduit egalement le montant que vous pouvez emprunter. C’est un facteur important a considerer lors de vos negotiations avec votre prcureur.

Strategies de negociation avec les banques

Ne pas negocier votre taux hypothecaire est une erreur couteuse. Voici comment faire:

  • Preparez un dossier solide: Historique de credit excellent, documents financiers a jour, preuve de revenu stable.
  • Magasinez aupres d’au moins trois institutions differentes pour obtenir des offres comparables.
  • Apportez ces offres a votre banque actuelle ou preferee et demandez un meilleur taux.
  • Negociez egalement les frais: frais de montage, frais d’evaluation, frais de notaire.
  • Demandez une periode de protection: Une garantie que le taux restera valide pendant 120 jours.

Quand faire appel a un courtier hypothecaire

Un courtier hypothecaire experimente peut vous faire economiser des milliers de dollars sans cout additionnel pour vous. Les courtiers ont acces a des taux que les banques ne publicisent pas et peuvent comparer rapidement vos options.

Un courtier est particulierement utile si vous avez un dossier de credit complexe, un revenu variable, ou si vous faites face a un renouvellement difficile. Apres 25 ans a accompagner les acheteurs et proprietaires a Montreal, j’ai vu d’innombrables situations ou un courtier a transforme une renegociation difficile en economies substantielles.

Planifier votre strategie hypothecaire pour 2026

En resume, 2026 presente des opportunites reelles d’economies si vous abordez votre hypotheque de maniere strategique. Que vous achetiez pour la premiere fois ou que vous renouveliez votre hypotheque, prenez le temps de comparer vos options, de negocier ferme, et de considerer l’aide d’un professionnel.

Chaque decision que vous prenez concernant votre hypotheque affecte non seulement votre budget mensuel, mais aussi votre patrimoine a long terme. La difference entre une bonne hypotheque et une excellente hypotheque peut representer des dizaines de milliers de dollars sur 25 ou 30 ans.

Besoin de conseils personnalises?

Si vous etes acheteur, proprietaire en renouvellement, ou simplement curieux de mieux comprendre vos options hypothecaires, je suis la pour vous aider. Avec plus de 25 ans d’experience et plus de 2000 familles accompagnees, je connais intimement le marche montrealais et les strategies qui fonctionnent vraiment.

Contactez-moi pour une consultation sans obligation. Parlons de votre situation specifique et de comment economiser des milliers de dollars sur votre hypotheque. Vous pouvez me rejoindre a charles@charlesperreault.com ou visiter mon site pour en savoir plus sur mes services de courtier immobilier chez RE/MAX du Cartier.

Votre hypotheque merite une attention particuliere. Agissez aujourd’hui pour securiser votre avenir financier demain.