Vous pensez acheter une propriété à Montréal ce printemps? C’est une décision importante, et le marché actuel présente des caractéristiques bien particuliers. Avec 25 ans d’expérience et plus de 2 000 transactions à mon actif, voici ce que je recommande à tout acheteur avant de faire le grand saut.
1. Obtenez votre préapprobation hypothécaire avant de visiter
Ce conseil semble évident, mais beaucoup d’acheteurs commencent à visiter des propriétés sans avoir validé leur capacité d’emprunt. En avril 2026, le meilleur taux variable sur 5 ans tourne autour de 3,30 % et le meilleur fixe sur 5 ans autour de 4,04 %. Ces taux influencent directement le montant que vous pouvez emprunter.
En plus, depuis le 15 décembre 2024, le plafond des hypothèques assurées est passé à 1,5 million de dollars, et l’amortissement sur 30 ans est maintenant accessible à tous les primo-acheteurs et à tout acheteur de construction neuve. Ces changements ont modifié votre pouvoir d’achat. Parlons-en concrètement.
2. Comprenez le test de stress hypothécaire
Le BSIF (Bureau du surintendant des institutions financières) exige que votre prêteur valide votre capacité à payer si les taux montaient. Concrètement, vous devez vous qualifier au taux contractuel plus 2 %, ou à 5,25 %, selon le plus élevé des deux. Avec un taux variable actuel de 3,30 %, vous vous qualifiez donc à 5,30 %.
Bonne nouvelle : depuis novembre 2024, si vous renouvelez votre hypothèque et changez de prêteurr sans modifier le montant ni la durée d’amortissement, le test de stress ne s’applique plus. Une règle qui favorise la concurrence et donne plus de flexibilité aux propriétaires existants.
3. Choisissez votre secteur avec rigueur
Montréal est une mosaïque de marchés locaux. Le prix médian d’une maison unifamiliale dans Rosemont-La Petite-Patrie diffère grandement de celui dans LaSalle ou Anjou. Avant de tomber en amour avec un quartier, posez-vous ces questions : Quelle est la proximité du transport en commun? Quelles sont les écoles du secteur? Quel est le potentiel de valorisation à moyen terme?
En mars 2026, le marché montréalais offre davantage d’inventaire dans les copropriétés que l’an dernier. Si vous cherchez une unifamiliale ou un plex, la compétition reste forte et les bons immeubles partent rapidement.
4. Prévoyez les coûts additionnels
Au Québec, plusieurs frais s’ajoutent au prix d’achat et surprennent les primo-acheteurs. Les principaux à anticiper :
- Les droits de mutation immobilière (la fameuse « taxe de bienvenue »), calculée sur la valeur d’acquisition
- Les frais de notaire (typiquement entre 1 500 $ et 2 500 $)
- L’inspection préachat (entre 500 $ et 900 $), une étape que je recommande systématiquement
- Les frais d’ajustement (taxes municipales, scolaires, charges de copropriété) au moment du transfert
- Le déménagement et les rénovations éventuelles
En règle générale, prévoyez entre 2 % et 4 % du prix d’achat en frais de clôture, en plus de votre mise de fonds.
5. Ne vous laissez pas emporter par l’émotion
L’achat immobilier est l’une des décisions financières les plus importantes de votre vie. Pourtant, beaucoup d’acheteurs laissent l’émotion prendre le dessus et font des offres au-delà de leur budget, ou sautent des étapes importantes comme l’inspection. J’ai accompagné des centaines de primo-acheteurs et je vois ce schéma se répéter régulièrement.
Un bon courtier vous aide à rester ancré dans la réalité du marché et à prendre des décisions basées sur des faits plutôt que sur l’enthousiasme du moment. C’est exactement ce que je pratique et ce que j’enseigne dans le cadre d’OSE Coaching Immobilier.
6. Lisez attentivement la déclaration du vendeur
Au Québec, le vendeur est obligé de divulguer tout vice connu de la propriété. Cette déclaration est un document légal que l’OACIQ (Organisme d’autoRéglementation du courtage immobilier du Québec) encadre strictement. Lisez-la en détail et n’hésitez pas à poser des questions sur chaque point qui vous semble flou.
Si quelque chose vous préoccupe, une inspection préachat approfondie est votre meilleure protection. Elle peut également servir d’argument de négociation si des problèmes sont détectés.
7. Travaillez avec un courtier qui connaît votre marché cible
Pas tous les courtiers immobiliers se valent. Choisissez quelqu’un qui travaille activement dans le secteur qui vous intéresse, qui suit les données du marché de près, et qui a un bilan de transactions établi. Un courtier bien connecté aura parfois accès à des propriétés avant qu’elles ne soient officiellement listées sur Centris, ce qui peut faire toute la différence dans un marché compétitif.
Mon approche, influence par plus de 25 ans d’expérience à Montréal, est de vous accompagner du début à la fin avec des conseils honnêtes et une stratégie sur mesure. Votre projet mérite mieux qu’une approche générique.
Vous avez un projet d’achat? Contactez-moi à charles@charlesperreault.com pour qu’on en discute sans engagement.
Sources et références
- RateHub — Meilleurs taux hypothécaires au Québec (avril 2026)
- BSIF — Taux admissible minimal pour les hypothèques non assurées
- OACIQ — Réglementation du courtage immobilier au Québec
- APCIQ — Statistiques de mars 2026
Charles Perreault, Courtier Immobilier | RE/MAX du Cartier, Mont-Royal, Québec | 25 ans d’expertise | 2 000+ transactions
