Le radon est un gaz radioactif naturellement présent dans l’environnement. Il provient de la désintégration naturelle de l’uranium dans le sol et peut s’infiltrer dans une maison par n’importe quelle ouverture en contact avec le sol, et ce, à l’insu de son propriétaire. Comme il est imperceptible par les sens puisqu’incolore, inodore et sans saveur, il ne peut être détecté sans un test de mesure spécifique.
Risques pour la santé
Les risques sur la santé d’une exposition prolongée à une forte concentration de radon sont documentés : le radon serait impliqué dans 10 % des cancers du poumon et constituerait la deuxième cause du cancer du poumon après le tabagisme. Face à ce danger, Santé Canada a émis des lignes directrices qui ont évolué au fil des ans.
Lignes directrices
Avant 2008, la ligne directrice canadienne en vigueur sur le radon dans l’air intérieur établissait qu’une concentration de ce gaz supérieure à 800 becquerels par mètre cube (Bq/m3) pouvait constituer un danger pour la santé des occupants. À compter de 2008, la mesure a été réduite à 200 becquerels par mètre cube (Bq/m3) afin de tenir compte des nouvelles informations et recherches sur les risques potentiels pour la santé. Santé Canada identifiait alors des zones à risques. L’OACIQ, de concert avec Santé Canada, a alors procédé à l’élaboration d’une formation sur le sujet qui a été diffusée à travers la province afin d’informer les courtiers de ce problème potentiel de santé publique.
Absence de région sans risques
Or, fait important, Santé Canada vient de publier les résultats d’une enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les habitations et conclut qu’il n’existe pas de région sans radon au Canada. Lire la suite »
