Il y a trois ans, presque toutes les propriétés se vendaient vite, souvent avec plusieurs offres. Ce temps est révolu. Le marché du Grand Montréal se rééquilibre, et vendre demande aujourd’hui une vraie stratégie. La bonne nouvelle: les prix tiennent bon. La moins bonne: vous êtes maintenant en concurrence avec beaucoup plus de propriétés. Voici comment tirer votre épingle du jeu.
Comprendre le contexte avant d’afficher
En juin 2026, la région métropolitaine de Montréal comptait 20 894 propriétés à vendre, une hausse de 17 % sur un an et un onzième mois consécutif d’augmentation de l’offre. Pendant ce temps, les ventes ont reculé de 8 % par rapport à juin 2025. Plus de propriétés, moins d’acheteurs pressés: l’acheteur a repris du pouvoir de négociation, et votre mise en marché doit en tenir compte.
Cela dit, ne dramatisons rien. Au deuxième trimestre de 2026, le prix médian de la maison unifamiliale dans la région était de 645 000 $, en hausse de 3 % sur un an, et le plex a même progressé de 5 % à 874 000 $. Une propriété bien positionnée se vend, et à bon prix.
1. Le prix juste, dès le premier jour
C’est l’erreur la plus coûteuse: afficher trop haut en se disant qu’on baissera plus tard. Dans un marché où l’acheteur a le choix, une propriété surestimée est ignorée, puis stigmatisée après plusieurs semaines sans offre. Les premières deux ou trois semaines génèrent le plus de visibilité. Un prix aligné sur les comparables récents attire plus de visites et, souvent, une meilleure offre finale.
2. La préparation fait la différence
Désencombrer, dépersonnaliser, réparer les petits défauts, rafraîchir la peinture: ces gestes coûtent peu et rapportent beaucoup. Un acheteur achète une projection, pas seulement des murs. Quand il a le choix entre plusieurs propriétés comparables, celle qui est impeccable et prête à habiter gagne presque toujours.
3. Des photos et une présentation professionnelles
La quasi-totalité des acheteurs commencent leur recherche en ligne. Vos photos sont votre première visite. Des images lumineuses et bien cadrées, une fiche descriptive qui vend le mode de vie et non seulement les mesures: c’est ce qui déclenche le désir de venir voir. Dans un marché compétitif, une présentation ordinaire vous coûte des visites.
4. La flexibilité pour les visites
Plus il y a de propriétés sur le marché, plus il faut faciliter la vie des acheteurs. Refuser des visites ou imposer des contraintes serrées, c’est laisser filer des occasions vers les propriétés voisines. La disponibilité est un avantage concurrentiel sous-estimé.
5. Le choix du courtier: ce que 25 ans m’ont appris
Dans un marché facile, presque n’importe qui vend. Dans un marché qui se rééquilibre, la différence entre un bon et un mauvais accompagnement se mesure en semaines de délai et en milliers de dollars.
J’ai commencé en immobilier chez RE/MAX en 2001, à 19 ans. Vingt-cinq ans et plus de 2000 transactions plus tard, voici ce que j’ai retenu.
On ne vend pas des maisons, on accompagne des transitions. Un premier achat de couple, un agrandissement pour une famille qui s’étend, une vente après un deuil ou une séparation, un retour au condo pour alléger sa vie: une transaction arrive presque toujours à un tournant. Le rôle du courtier dépasse le contrat. Il consiste à écouter, à rassurer et à aider les gens à prendre une bonne décision au bon moment.
La confiance se bâtit, elle ne s’achète pas. Une grande partie de ma pratique provient de références: d’anciens clients qui me confient leurs proches. On n’obtient pas cette confiance avec une publicité. On la construit une transaction à la fois, en disant la vérité même quand elle dérange, en refusant une vente qui ne servirait pas le client, en étant là après la signature autant qu’avant. Au Québec, la profession est d’ailleurs encadrée par l’OACIQ, qui impose des règles déontologiques strictes pour protéger le public. Cet encadrement, loin d’être une contrainte, est un pilier de la relation de confiance.
Le marché change, les fondamentaux restent. J’ai vu des taux d’intérêt à deux chiffres et des taux planchers. J’ai vécu des marchés de surenchères et des marchés au ralenti comme celui d’aujourd’hui. Ce qui ne change jamais, c’est l’importance de bien préparer un dossier, de connaître son secteur et d’évaluer une propriété avec honnêteté.
Le vrai travail est invisible. Le public voit l’affiche, la visite libre et la pancarte Vendu. Il ne voit pas les heures d’analyse des comparables, les appels de fin de soirée, les négociations qui se jouent à quelques mots près, la coordination avec les notaires, les inspecteurs et les prêteurs. Une transaction réussie, c’est souvent une centaine de petits détails gérés dans l’ombre pour qu’au final, tout paraisse simple pour le client. C’est exactement là que se trouve la valeur d’un bon courtier.
Vous pensez mettre votre propriété en vente cet automne? Écrivez-moi à charles@charlesperreault.com pour une évaluation juste et un plan de mise en marché adapté à votre secteur.
Sources et références
- APCIQ, Statistiques du marché résidentiel, juin 2026
- APCIQ, Baromètre du marché résidentiel, 2e trimestre 2026
- OACIQ, Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec
Charles Perreault, Courtier Immobilier, RE/MAX du Cartier, Mont-Royal, Québec. 25 ans d’expertise, plus de 2000 transactions.
